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Archive : mission "Tepe Narenj" 2007


Contexte

Bien que l’existence des sites ait été connue de l’Institut Afghan d’Archéologie de Kaboul, ce n’est qu’en 2004 que des fouilles ont pu être entreprises sur trois anciens monastères bouddhiques : sites de Kwaja Safa (centre de Kaboul), Tepe Narenj au sud de la ville et Kunjakaï (20 km à l’ouest). 

Chapelle n°2 et stupa centrale, Tepe Narenj (photo AIPRA : Z. Païman)Le site principal, Tepe Narenj, s’étend sur 250 m le long des pentes d’une colline située au-dessus de la vieille ville, au sud de la citadelle de Kaboul. C’est l’un des nombreux sites bouddhiques dont les traces subsistent encore dans la région de Kaboul. Certains ont été pillés ou détruits et la majorité d’entre eux pas encore fait l’objet de recherches ou de fouilles par les archéologues, ce qui rend d’autant plus précieuses les premières découvertes effectuées sur ce site, pour la connaissance de l’histoire et de l’art du bouddhisme dans la région de Kaboul.    

Photo ci-dessus : Chapelle n°2 et stupa centrale, Tepe Narenj (photo AIPRA : Z. Païman) 

Plusieurs campagnes de fouilles ont été réalisées entre 2004 et 2006 dans la région de Kaboul, en Afghanistan, à l’initiative de l’Institut afghan d’archéologie et sous la direction de Zafar Païman. Elles ont permis de mettre au jour trois sites monastiques comportant d’importantes constructions bouddhiques en pierre et en briques, et de nombreuses sculptures de grande qualité, parfois de taille monumentale. Ces vestiges s’échelonnent du 5ème au 9ème siècle de notre ère et présentent nombre de traits originaux sur le plan architectural, technique et artistique.
Les fouilles entreprises sur ces trois monastères bouddhiques nous ont permis d’ouvrir une nouvelle page de l’histoire et de l’archéologie du bouddhisme dans le sud de l’Afghanistan, mal connu jusqu'à aujourd’hui. Les recherches menées par Zafar Païman et son équipe témoignent de changements à la fois politique, économique et artistique, dans cette région située entre l’Inde et Asie centrale, à partir du 5ème siècle.

Etant donné les immenses dommages causés au patrimoine afghan et l’étendue Mur sud de la chapelle 3, Tepe Narenj (photo AIPRA : Z. Païman)alarmante des fouilles clandestines, ce projet représente une étape importante dans la renaissance de l’archéologie afghane et le développement des recherches concernant le bouddhisme en Afghanistan, en particulier dans la région de Kaboul.

Il permet aussi de sensibiliser les habitants à l’importance de leur héritage culturel, de former les étudiants afghans en archéologie et d’inscrire ces démarches dans un cadre futur de développement durable (tourisme).

    Mur sud de la chapelle 3, Tepe Narenj (photo AIPRA : Z. Païman)

Afin de poursuivre ces travaux, d’assurer leur publication scientifique ainsi que la conservation et la restauration des monastères et la création d’un musée in situ, le soutien financier ettechnologique (mécénat de compétence) d’entreprises privées et de fondations sera sollicité.

Comme ce fut le cas depuis 2004, 2005 et 2006 le projet 2007 sera dirigé par Zafar Païman, travaillant en étroite coopération avec le directeur et l’équipe de l’Institut Afghan d’Archéologie de Kaboul. Des ouvriers locaux qualifiés seront recrutés pour ces fouilles. 

Les travaux se dérouleront durant 3 mois, de début Mai à fin Juillet 2007.



Les objectifs du projet 2007 sont :

Chapelle n°2, stupa, 6e-7e siècle ap.JC, Tepe Narenj (photo AIPRA : Z. Païman)• Assurer la sauvegarde d’un important site bouddhique,
• Documenter les objets issus des fouilles, pour contribuer à l’étude du bouddhisme en Afghanistan,
• Encourager les Afghans à développer les recherches archéologiques,
• Susciter des emplois pour la communauté vivant à proximité, au travers des opérations de fouille et, plus tard, du développement touristique du site, dans un cadre de développement durable lié au Patrimoine.         

Chapelle n°2, stupa, 6e-7e siècle ap.JC, Tepe Narenj
(photo AIPRA : Z. Païman)

Les principales activités sont :

• Poursuivre les opérations de fouille sur le site de Tepe Narenj,
• Former des ouvriers qualifiés, des étudiants et des jeunes professionnels de l’Institut
Afghan d’Archéologie de Kaboul,
• Prévenir l’extension des constructions sauvages aux environs des vestiges bouddhiques,
• Prendre des mesures pour assurer la conservation et la sécurité des sites, ainsi que celles
des objets issus des fouilles,
• Préparation à la création d’un musée sur le site de Tepe Narenj.

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